Un jeune artisan attaqué après un an d’activité
À seulement 25 ans, Simon s’est lancé un défi ambitieux : reprendre la boulangerie « Maison 1946 », située place Delaunay à Montbazon, en Indre-et-Loire. Depuis 1 an, ce jeune artisan travaille sans relâche pour faire vivre son commerce et fidéliser sa clientèle, dans cette commune de 40 000 habitants, située dans le Centre-Val de Loire. Mais il y a quelques jours, son établissement a été victime d’un cambriolage en pleine nuit, une épreuve difficile pour ce jeune commerçant passionné qui, comme beaucoup d’artisans, investit une grande partie de sa vie dans son activité. L’affaire a d’ailleurs rapidement provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment dans le milieu des commerçants et artisans boulangers, une profession solidaire.
Une série qui inquiète les commerçants du secteur
Par solidarité, « Le Fournil de Neuillé », une autre boulangerie récemment touchée par des faits similaires, a publié le visage du voleur présumé pour alerter les commerçants du secteur, avec ce message : « Il y a 3 semaines à 2h40, un fils de « sa mère », a saccagé notre travail en moins de 38 secondes. Aujourd’hui, à la même heure, c’est la boulangerie de notre ami Simon à Montbazon qui subit un cambriolage ! Même heure, même mode opératoire. MEME FILS DE SA MÈRE. Simon a ouvert sa boulangerie il y a 1 an, il se bat tous les jours pour son travail, ses clients, sa passion. Mais putain, ras le bol. Partagez s’il vous plaît, aidez-nous à le retrouver, aidez-nous à prévenir tous les petits commerçants, pour que cela s’arrête. Que ce connard arrête de nuire. Merci. ❤❤ Simon… On est les Meilleurs❤❤ ». Selon plusieurs artisans, le même individu pourrait être impliqué dans différents cambriolages survenus entre Sonzay, Fondettes et désormais Montbazon. Le mode opératoire serait similaire : intervention rapide en pleine nuit, dégradations et vols commis en seulement quelques secondes.
« Ce matin les chouquettes sont amères… »
Après le cambriolage, la boulangerie « Maison 1946 » a publié un message particulièrement fort sur Facebook à 5h00 du matin juste après les faits, un témoignage qui a touché de nombreux internautes. «Ce matin les chouquettes sont amères… » écrit le boulanger au lendemain des faits. Le texte décrit une nuit brutalement interrompue non pas par le réveil habituel du boulanger, mais par «le bruit de la porte du magasin ouverte au pied de biche » et celui « des étagères qui dégringolent ». Des mots forts qui traduisent la fatigue, la colère mais aussi la détresse psychologique que peuvent ressentir les commerçants victimes de cambriolages.
Continuer à ouvrir et à avancer
Malgré le choc, l’équipe de la boulangerie a choisi de poursuivre son activité dès le lendemain matin. « Le pain sortira du four et trouvera sa place en boutique, comme tous les matins », écrit la boulangerie dans son message. Une détermination saluée par de nombreux habitants et commerçants qui ont multiplié les messages de soutien envers Simon et son équipe. Beaucoup rappellent que derrière chaque commerce de proximité se cachent des années de sacrifices, des nuits courtes et un investissement humain important. Pour de nombreux artisans, ces cambriolages représentent bien plus qu’une perte financière : ils provoquent un véritable traumatisme et fragilisent des entreprises, déjà confrontées à des difficultés économiques importantes.



